Hébreux
6.20
là où Jésus est entré pour nous comme précurseur,
ayant été fait souverain sacrificateur
pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek.
Hébreux 7
1. En effet, ce Melchisédek, roi de Salem,
sacrificateur du Dieu Très-Haut, qui alla au-devant d’Abraham lorsqu’il revenait
de la défaite des rois, qui le bénit,
2. et à qui Abraham donna la dîme de tout, -qui est
d’abord roi de justice, d’après la signification de son nom, ensuite roi de
Salem, c’est-à-dire roi de paix,
3. qui est sans père, sans mère, sans généalogie, qui
n’a ni commencement de jours ni fin de vie, mais qui est rendu semblable au
Fils de Dieu, ce Melchisédek demeure sacrificateur à perpétuité.
La prophétie présentée ici se
résume en la phrase suivante : "grand prêtre selon l’ordre de
Melchisédech".
D’après les missionnaires, Melchisédek
apparaîtrait comme la préfiguration de Jesus.
Genèse
14.18
Melchisédek, roi de Salem, fit apporter du pain et du
vin: il était sacrificateur du Dieu Très-Haut.
Melchisédek, d’après l’épître, serait
un homme, roi de Salem. Grand-prêtre, il ne connaîtrait ni début, ni fin, ni
père, ni mère, ni aucune généalogie.
Par cette circonstance, il serait donc
comme Jesus "mais qui est rendu semblable au Fils de Dieu". À
la différence près que Jesus est né d’une femme, et qu’on lui prête une
hypothétique généalogie…
Mais revenons-en à ce personnage.
Melchisédek n’est pas un prénom. C’est en réalité un titre similaire à celui
conféré à Ramsès : "pharaon" ou à tous les "césar"
de Rome.
Melchisédek s’écrit en deux partis (וּמַלְכִּי-צֶדֶק) qui se traduit en réalité par "et
Malki-Tsèdeq" (ou le roi de justice).
Malki-Tsèdeq n’est pas son nom, comme
nous l’indique Rachi dans son commentaire : "Et Malki-Tsèdeq Le
midrach explique : c’était Chem, le fils de Noa‘h (Nedarim 32b)."
Le narrateur de l’épître aux hébreux a
simplement créé un prénom à partir de ce titre qui deviendrait plutôt "Malki-Tsèdeq"
si l’on devait en faire une translittération
Après avoir compris que Malki-Tsèdeq
n’était pas un nom, voyons la revendication missionnaire à propos de Jesus en
tant que grand prêtre selon l’ordre de Melchisédech.
Cette prétention, dans l’épitre aux
hébreux contredit totalement le rôle du Mashiah ben David.
Notons tout d’abord que le Malki-Tsèdeq
est antérieur au don de la Torah. Ce personnage a existé avant la promesse d’un
Messie, fils de David.
De quelle façon peut-il être présenté
comme une préfiguration ou une référence quant à la figure messianique ?
La prêtrise a été accordée à Aaron et à
sa descendance, à perpétuité. Le Mashiah ne peut donc pas venir de la tribu de
Levi, comme il ne peut pas être de deux tribus en même temps :
Exode 40
13. Tu revêtiras Aaron des vêtements sacrés, tu l’oindras,
et tu le sanctifieras, pour qu’il soit à mon service dans le sacerdoce.
14. Tu feras approcher ses fils, tu les revêtiras des
tuniques,
15. et tu les oindras comme tu auras oint leur père,
pour qu’ils soient à mon service dans le sacerdoce. Cette onction leur assurera
à perpétuité le
sacerdoce parmi leurs descendants.
Ici, Dieu garantit à Moïse que "Cette
onction leur assurera à perpétuité le sacerdoce parmi leurs descendants".
Mais selon hébreux, Aaron a
perdu le sacerdoce :
11. Si donc la perfection avait été possible par le
sacerdoce Lévitique,
car c’est sur ce sacerdoce que repose la loi donnée
au peuple,
qu’était-il encore besoin qu’il parût un autre
sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek,
et non selon l’ordre d’Aaron?
12. Car, le sacerdoce étant changé,
nécessairement aussi il y a un changement de loi.
D’après ces verset, Dieu aurait menti à
Aaron !
Malki-Tsèdeq était un personnage
non-juif.
Si celui-ci est la préfiguration de Jesus
en matière de messie, cela voudrait dire que le Mashiah est non-juif ?
La conviction missionnaire serait de
dire qu’entre Malki-Tsèdeq et le don de la Torah puis les promesses
messianiques, rien ne se serait passé.
On oublie tout ! La Torah ne vaut rien
et les promesses seraient caduques.
18. Il y a ainsi abolition
d’une ordonnance antérieure,
à cause de son impuissance
et de son inutilité
Le narrateur d’hébreu se pense certainement
plus grand que Dieu.
Exode 29.9
Le sacerdoce leur appartiendra
par une loi
perpétuelle.
Tu consacreras donc Aaron et ses fils.
Nombres
25.13
Ce sera pour lui (Pinhas) et pour sa postérité après
lui l’alliance d’un sacerdoce perpétuel
Comment "Hébreu"
peut-il contredire Dieu lui-même ?
Cet enseignement est une véritable
aberration !
Mais comme il le souligne, d’après lui
:
19. Car la loi n’a rien amené
à la perfection,
et introduction
d’une meilleure espérance,
par laquelle
nous nous approchons
de Dieu.
Excepté le fait que :
Psaume 19.8
La loi (Torah) de l’Éternel est parfaite
L’histoire concernant Malki-Tsèdeq se
passe bien avant le don de la Torah, bien avant la promesse d’un Mashiah.
Tout cela est apparemment occulté par l’auteur
de l’épître aux hébreux, mais aussi par les missionnaires.
Malki-Tsèdeq est un roi non juif, et tout
ceci se produit avant l’annonce faite à Abraham.
Notez que Malki-Tsèdeq interagit avec Abram,
non Abraham, comme prétendu en Hébreux 7.1 :
Genèse
14.19
Il bénit Abram, et dit: Béni soit Abram par le Dieu
Très-Haut,
maître du ciel et de la terre!
Toutes ces incohérences posent problème.
Quel est le but de l’auteur ? Pourquoi inventer un nouveau sacerdoce ?
Le Mashiah sera roi, promis à David. La
prêtrise incombe au descendant d’Aaron et il est impossible de faire partie de
deux tribus en même temps.

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